Partager l'article ! Atelier d'écriture, session 1.: Consigne: Adaptation des origines. Expliquer les phénomènes obscures à un public privilégié, ciblé. ...
hop là boum Op la boume hoP là! BouM? hop hop hop Làààà BouMMM Op là boUm?
Consigne: Adaptation des origines. Expliquer les phénomènes obscures à un public privilégié, ciblé.
En gros, écrire un conte.
Tentative numéro 1: Hors sujet.
Il était une fois... Toi et moi.
Mais tu sais, ça pourrait trés bien être elle et lui.
Ou bien eux, là bas, assis sur un banc.
Ou bien, ces deux là, qui se réfugient sous un abri à cause de la pluie.
Et puis comme eux, ça craque. PAF ! La fissure, le gouffre qui nous sépare. Immense et béante, engouffrant l'un ou l'autre, selon l'initiateur de cette décision, selon celui qui souffre le plus.
Oh! Ca arrive à tout le monde, bien entendu.
Mais le pourquoi du comment, je ne me l'explique pas car... Je ne comprends pas.
J'ai beau analyser la chose à la manière des scientifiques, aucune explication rationnelle ne me suffit.
Tentative numéro 2.
Dis maman, pourquoi le train n'arrive pas?
Aux origines des retards actuels ma chérie... Un des éléments parmi tant d'autres... Le train.
Tard un soir d'hiver, une jeune fille attendait le train. Elle était frigorifiée, puisqu'elle patientait déjà depuis quarante cinq minutes dehors, sous les flocons, prête à se transformer en bonhomme de neige.
Une fois à l'intérieur de la rame, seule, elle ne put s'empêcher de tenir le discours suivant...
"Ce soir, c'est l'attente de trop, celle qui déclenche mes foudres!
Déjà le matin, tu pars souvent sans moi. Je ne comprends pas: j'ai couru exprès pour toi, j'ai le souffle coupé et la salive qui abonde une fois sur le quai, et tu me refuses l'accès.
Tu t'en vas, tes clignotants me narguent, ta sonnerie également: "il fallait partir plus tôt, il fallait partir plus tôt!"
Pour trente petite secondes, je te maudis!
Oh, je ne te regrette pas, j'attends le prochain! Ton confrère passe me chercher, lui!
Il m'ouvre ses portes, m'aide à monter grâce au marche pied.
Argh vraiment je te fais! Pour une toute petite minute, tu pourrais m'attendre!
Tous ces autres qui sont à ta merci le matin, le soir, qui n'attendent que toi pour les transporter jusqu'à Paris ou ailleurs, eux tu peux les faire patienter dans le vent, sous la neige ou la pluie, mais moi! Vraiment, tu m'exaspères.
Tu as beau traverser l'obscurité avec tes deux gros yeux jaunes en ces temps hivernaux; tu as beau montrer ta puissance avec tes antennes qui étincellent, tu ne me feras pas changer d'avis, je te maudis!
Tu es et resteras qu'un gros ver de terre luisant !
Oh! Et encore, s'il n'y avait que ce soir où tu m'as fait poireauter une heure...
Les jours où je me fais princesse pour rencontrer l'un des potentiels princes charmants, tu me fais languir d'impatience.... L'attente est trop longue.
Sans parler des jours d'examen fatidiques, où tu décides carrément de ne pas venir, je ne sais pourquoi!
Alors bien sûr, tu nous rends service puisque tu nous transportes ici et là...
Mais quel service! Vraiment, c'est déplorable!
L'hiver, tu es avare de chaleur et l'été, on étouffe confiné!
Et quelle lenteur... A toujours t'arrêter, tout le temps!
Vraiment je ne comprends pas! Qu'ai je fait pour mériter cela!
Je te hais... Vraiment, vraiment, vraiment!"
Et le train s'arrêta. En plein milieu des voies.
Ses portes grandes ouvertes, l'air qui s'engouffre est froid.
La jeune fille, éreintée, fachée attend. Cet arrêt ne l'étonne guère.
Une minute, deux puis cinq s'écoulent. C'est long. Surtout que le conducteur ne diffuse aucune annonce à ses voyageurs pour expliquer ce qu'il se passe.
La jeune fille, regardant par la vitre, ne reconnaît pas les lieux. Son imagination s'emballe et son esprit s'encombre de créatures maléfiques, de monstres nocturnes mal intentionnés. Elle a peur du noir.
Alors elle se fait toute petite, elle croit voir toute sorte de choses à l'extérieur.
Elle ne cède pas à la panique mais son rythme cardique s'accélère.
"Oh s'il te plaît, reprends ta course... S'il te plaît, s'il te plaît, s'il te plaît!
Je serais à l'heure le matin et j'arrêterai de me plaindre, et surtout, de te maudire!
Et puis c'est joli un gros ver de terre luisant. Ca chasse les esprits grâce à sa lumière..."
Alors un retentissement sonore a lieu, les portes se referment.
Phénomène inattendu aussi qu'inhabituel!"
Elle sourit, et le train reprend sa course.Et elle arrive à destination...
- Alors maman, le train retient des personnes qui sont méchantes avec lui?
- Peut être bien ma chérie... Oh regarde, il arrive...
- C'est vrai qu'il a des gros yeux jaunes...
| Mai 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | |||||
| 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | ||||
| 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | ||||
| 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | ||||
| 28 | 29 | 30 | 31 | |||||||
|
||||||||||